FIV : prix et prise en charge pour la fécondation in vitro

Chaque année en France, 23 000 naissances résultent de la procréation médicalement assistée, soit 2,8 % des naissances totales. Et parmi les méthodes de PMA les plus répandues, il y a la FIV. Alors de quoi s’agit-il ? Quel est le prix de la fécondation in vitro ? Quel est le remboursement par l’assurance maladie ? Et par les complémentaires santé. Cocoon répond à toutes vos questions. 

 

Qu’est-ce que la fécondation in vitro ? 

 

Grâce aux progrès de la technologie médicale, les personnes ayant des difficultés à procréer peuvent accéder à la parentalité de diverses manières. Mais entre la PMA, l’insémination artificielle, la FIV, … il est parfois difficile de s’y retrouver. Cocoon fait le point sur ces différentes notions afin de vous aider à y voir plus clair.

 

Procréation médicalement assistée

 

Définition 

 

La procréation médicalement assistée regroupe un ensemble de techniques permettant à de futurs parents d’avoir un enfant. Et ce, malgré des troubles génétiques tels que la stérilité, l’infertilité ou la présence d’une maladie transmissible. 

Ces différentes méthodes sont au nombre de trois, à savoir l’insémination artificielle, l’accueil d’embryon et la fécondation in vitro. Parmi ces options, c’est définitivement la FIV qui est la plus courante, puisqu’elle représente 70 % des cas de PMA. Cocoon vous explique pourquoi. Mais avant cela, nous allons voir les conditions de la PMA.

 

Conditions de l’assistance médicale à la procréation

 

Bonne nouvelle, depuis un décret de loi sur la bioéthique en date du 29 septembre 2021, la procréation médicale assistée est élargie : 

  • La situation personnelle : désormais, toutes les femmes, quelle que soit leur situation personnelle (en couple hétérosexuel, homosexuel, ou célibataire) peuvent accéder à la PMA. Avant ce décret, les futures mères monoparentales ou les couples homosexuels ne pouvaient accéder à l’assistance médicale à la procréation. 
  • La situation médicale : là encore, le décret élargit le champ d’action, puisque tous les couples peuvent assister à la PMA. Et ce, sans motif médical. Avant, il fallait qu’une stérilité ou une infertilité soit constatée par un médecin. Ou encore que l’un des parents souffre d’une pathologie grave susceptible d’être transmise à l’enfant ou au conjoint. 
  • L’âge : pour les femmes, il est possible de prélever les ovocytes jusqu’à 45 ans. Pour les hommes, le don de sperme est autorisé jusqu’à 60 ans. 

Et si vous souhaitez recourir à la PMA dans un avenir proche ou lointain, vous pouvez aussi congeler vos gamètes. Cela est possible de 29 à 37 ans pour les femmes et de 29 à 45 ans pour les hommes. 

 

Maintenant que nous avons vu les conditions de l’AMP, nous allons voir les différentes méthodes de procréation médicalement assistée. 

 

Insémination artificielle 

 

C’est la méthode de procréation médicalement assistée la plus simple à réaliser. 

Tout d’abord, un échantillon de sperme est traité préalablement en laboratoire afin d’extraire uniquement les meilleurs spermatozoïdes. Cet échantillon est ensuite déposé à l’intérieur de l’utérus lorsque la femme ovule. 

Bon à savoir : l’échantillon peut provenir du conjoint ou d’un donneur. 

 

Il est tout à fait possible de recommencer l’insémination à chaque cycle si la fécondation ne prend pas. D’autant plus que le taux de réussite n’est que de 20 ou 25 %. Mais rassurez-vous, ce chiffre correspond simplement à une procréation par voie naturelle qui n’est pas garantie à 100 %. 

 

Attention : si l’insémination aboutit à une fécondation, le risque de grossesse multiple est important. Et pour cause, tous les meilleurs spermatozoïdes sont insérés dans l’utérus de la femme. 

 

Accueil d’embryon

 

L’accueil d’embryon s’apparente à la FIV dans le sens ou la femme va recevoir un embryon. 

Cependant, il faut noter quelques différences puisque ce n’est pas l’ovule de la femme qui est extraite, mais celle d’une autre femme donneuse. 

En effet, l’accueil d’embryon est privilégié lorsque la femme souffre d’infertilité (son ovule ne pourra donc être fécondé) ou si elle présente une maladie susceptible d’être transmise à l’enfant. 

 

Dans tous les cas, la femme accueille un embryon qui est préalablement congelé et traité en laboratoire. 

 

Fécondation in vitro

 

Définition

 

C’est la méthode la plus courante de reproduction assistée. Ici, l’ovule est extrait de l’utérus. L’idée est de procéder à la fécondation à l’extérieur du corps de la femme. Spermatozoïde et ovule sont alors traités dans un laboratoire. Une fois que l’ovule est fécondé, l’embryon est introduit dans l’utérus. 

 

Vous l’aurez sans doute compris, ce processus est plus complexe que l’insémination artificielle. Mais du fait que la fécondation a bien lieu en laboratoire, les chances de réussite sont plus importantes. Selon l’âge de la patiente, le taux de réussite varie de 60 à 80 %. 

 

Précautions 

 

Attention toutefois, du fait de sa complexité, il est généralement conseillé d’attendre plusieurs cycles avant de recommencer l’opération. Ce temps d’attente permet aux ovules de revenir à leur état normal. Et pour cause, ils ont été perturbés au moment de l’extraction. Alors pour que la FIV soit un succès, nous vous recommandons de patienter  plusieurs mois avant de recommencer une nouvelle intervention. 

 

Par ailleurs, il faut savoir que la fécondation in vitro présente davantage de risques. Vous pourrez subir les effets secondaires suivants : 

  • Syndrome d’hyperstimulation dû à la prise de médicaments ; 
  • Saignement auto-limité lié à l’extraction ovarienne. 

Cela dit, la plupart du temps, ces symptômes se traitent facilement et sont sans danger pour la femme. 

 

Bon à savoir : en plus de la FIV classique, l’ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection) se développe de plus en plus. Il s’agit d’une fécondation in vitro à micro-injection qui est utilisée en cas de réaction d’auto-immunisation ou si les spermatozoïdes présentent des anomalies.

 

Maintenant que vous comprenez mieux les différentes techniques de procréation médicalement assistée, nous allons nous intéresser spécifiquement au prix de la fécondation in vitro et sa prise en charge. 

 

Quel est le prix de la fécondation in vitro ?

 

La sécurité sociale établit le prix de la fécondation in vitro de la manière suivante : 

  • Le traitement de stimulation :  1300 € (cela comprend les médicaments et l’intervention d’une infirmière à domicile). 
  • La surveillance hormonale et les échographies : 500 €
  • La fécondation : 430 € pour la FIV classique et 750 € pour l’ICSI. 
  • L’hospitalisation : 1700 € (celle-ci est nécessaire pour la ponction et le transfert d’embryons). 

Au total, cela correspond à une moyenne de 4100 €. 

 

En plus de cela, il faut généralement prévoir un arrêt de travail de 3 jours. Et parfois, il est nécessaire de se faire accompagner par un psychologue en raison du taux d’échec. Il faudra donc prévoir des coûts supplémentaires. 

La sécurité sociale rembourse une partie. Mais c’est surtout votre mutuelle santé qui fera la différence. 

 

Quel est le remboursement de la FIV par la sécurité sociale ?

 

L’assurance maladie prend en charge 100 % des problèmes liés à l’infertilité. L’idée est d’aider les foyers à accéder à la parentalité. 

Mais attention, car le remboursement du prix de la fécondation in vitro est limité à un maximum de 4 FIV. Cette limite correspond au cycle complet, c’est-à-dire avec transfert d’embryons. Pour l’insémination artificielle, la limite est fixée à 6. 

Dans tous les cas, pour obtenir le remboursement de la fécondation in vitro, une entente préalable avec l’assurance maladie est nécessaire. 

 

En plus de cette restriction, l’assurance maladie prévoit une prise en charge jusqu’aux 43 ans de la femme. 

 

Bon à savoir : après une grossesse avec accouchement, la femme bénéficie de nouveau d’un remboursement pour 4 nouvelles FIV. En revanche, en cas de fausse couche ou de grossesse extra-utérine, la FIV infructueuse est décomptée. 

 

Pour compenser les insuffisances de la sécurité sociale, vous pouvez compter sur votre mutuelle complémentaire. 

 

Quel est le remboursement de la FIV par la mutuelle santé ?

 

A priori, un remboursement du prix de la fécondation in vitro à 100 % de la sécurité sociale semble de bon augure pour les futurs parents. Cependant, il convient d’apporter plusieurs nuances. 

Et pour cause, le remboursement à 100 % porte sur le tarif conventionné. Si vous consultez des médecins pratiquant des dépassements d’honoraires (notamment auprès des cliniques privées), le surplus sera à votre charge. Dans ce cadre, le recours à une mutuelle santé semble indispensable pour bénéficier d’un bon niveau de remboursement. 

 

En plus de la prise en charge des dépassements d’honoraires, la mutuelle vous offre également un remboursement pour les éventuels frais de déplacement du médecin.

Mais surtout, certaines complémentaires santé vous permettent de bénéficier d’un remboursement au-delà de 4 FIV. 

Et c’est là tout l’intérêt de la mutuelle. En effet, malgré des résultats prometteurs, la PMA n’est pas parfaite. De nombreux parents doivent réaliser plusieurs fécondations in vitro avant que la grossesse n’aboutisse réellement à la naissance d’un enfant. Et parfois, 4 FIV ne sont pas suffisantes pour avoir la chance d’accueillir un nouveau membre au sein du foyer. Avec la mutuelle, vous pourrez effectuer autant de FIV que nécessaire. Ce n’est pas négligeable, puisque les FIV qui n’aboutissent pas représentent environ 15 % des FIV totales. Ici, la prise en charge porte sur tous les traitements nécessaires avant le transfert d’embryons (comme la ponction, les échographies, les analyses, ..).  

 

Mais attention, car tous les contrats n’offrent pas les mêmes garanties. Il convient donc de vérifier que votre complémentaire prenne bien en charge plus de 4 FIV, mais également de connaître le nombre d’interventions prises en charge. 

 

Alors pour trouver la mutuelle qui vous offre de bonnes garanties en matière de fécondation in vitro, n’hésitez pas à réaliser votre devis en ligne auprès de Cocoon.