QUELLE DIFFÉRENCE POUR LES REMBOURSEMENTS ENTRE HÔPITAL PUBLIC ET PRIVÉ ?

 

En France, douze millions de personnes se font hospitaliser chaque année dans les quelque 3000 établissements que compte le territoire. Quand une hospitalisation est programmée, tout patient a le choix entre le public et le privé. Alors quelle différence existe-t-il en matière de remboursements, entre hôpital public et privé ?

 

PUBLIC, PRIVÉ : D’ABORD UNE DIFFÉRENCE DE FONCTIONNEMENT

 

La différence entre les deux types d’établissements de santé tient surtout à la mission de service public dévolue à l’hôpital. Les médecins qui y exercent ont donc le statut de fonctionnaires, salariés de l’établissement, tandis qu’en clinique privée à but lucratif, les praticiens exercent leur activité en libéral.

À l’hôpital public sont également confiés la formation, la recherche et les soins de pointe (type greffes), missions que n’exercent pas les cliniques privées. À noter que parmi les cliniques privées figurent des établissements à but non lucratif (centres de lutte contre le cancer, de dialyse…) qui ont le même mode de facturation qu’un hôpital public.

 

PUBLIC, PRIVÉ : UN REMBOURSEMENT QUI S’EFFECTUE SUR LES MÊMES BASES

 

Public ou privé, le remboursement de la Sécurité sociale est le même. Il est défini par rapport au tarif de convention, qui seul fait autorité.

L’Assurance maladie prend en charge 80 % des frais de séjour. S’il est assuré social, le patient n’a pas à faire l’avance de ces frais : il bénéficie du tiers payant dès lors que l’établissement est conventionné, ce qui est le cas de la très grande majorité des hôpitaux en France.

 

MAIS DES TARIFS PLUS ÉLEVÉS DANS LE PRIVÉ

 

La principale différence entre public et privé porte bien sûr sur les tarifs. Les dépassements d’honoraires sont plus courants en clinique, de même que l’offre de chambres particulières et ces dernières sont facturées plus cher qu’à l’hôpital (68 € contre 46 € en moyenne). Les médecins y exerçant leur activité de manière libérale, ils pratiquent des prix libres, à la différence des médecins salariés de l’hôpital.

Néanmoins, les dépassements d’honoraires à l’hôpital existent aussi. C’est plutôt rare, mais ils peuvent être très élevés. Cela tient principalement au fait que les médecins concernés sont autorisés à pratiquer, à l’hôpital, leur activité en libéral (les consultations privées).

 

QUID DES ÉTABLISSEMENTS NON CONVENTIONNÉS ?

 

Ils sont rares en France, mais appliquent des tarifs totalement libres, à la différence des établissements publics ou privés conventionnés.

La facture d’un séjour dans une structure non conventionnée peut atteindre une somme considérable, dont le patient devra en plus faire l’avance. La Sécurité sociale remboursera ensuite 80 % des frais… sur la base du tarif de convention, bien éloigné donc du tarif pratiqué.

 

POUR RÉDUIRE LE RESTE À CHARGE : LA MUTUELLE HOSPITALISATION

 

Les mutuelles remboursent toutes le ticket modérateur (les 20 % des frais de séjour non pris en charge) et le forfait journalier. Cela fait partie de leurs obligations au titre des contrats responsables.

Pour les dépassements d’honoraires et les frais de confort, suivant les besoins, les mutuelles proposent des offres plus ou moins couvrantes, sachant qu’elles sont plafonnées en termes de prise en charge des suppléments d’honoraires. Pour une mutuelle hospitalisation de qualité, faites le choix de Cocoon en demandant votre devis en ligne.

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