Tout savoir sur la mobilité en fauteuil roulant

En raison de certaines pathologies, les personnes à mobilité réduite n’ont d’autres choix que de se déplacer en fauteuil roulant. Que ce soit de manière temporaire ou pérenne, l’achat de matériel médical est toujours un investissement très important. Alors si vous devez acheter un fauteuil roulant, voici un guide sur les critères de choix à prendre en compte, les prix applicables, mais aussi les remboursements, à la fois par l’Assurance Maladie, mais aussi par votre complémentaire santé

 

homme dans un fauteuil roulant

 

Le choix entre différents fauteuils roulants

 

Aidant chaque personne handicapée à se déplacer, le fauteuil roulant est envisagé comme un prolongement du corps. Cet équipement compense ainsi l’incapacité physique pour vous aider à retrouver une certaine autonomie dans la mobilité. Mais selon les pathologies, l’environnement ou encore le style de vie, il faudra choisir la chaise roulante adaptée. Entre les fauteuils électriques, manuels, pliables ou rigides, les personnes en situation de handicap disposent d’un large choix. 

 

La pathologie

 

Selon la gravité de la pathologie, il faudra choisir différents types de fauteuils roulants. Voici quelques exemples : 

  • Paraplégie basse : dans ce cas, les membres supérieurs sont encore toniques, ce qui permet de maintenir le tronc. Ici, un fauteuil roulant auto-propulsé (standard ou actif) sera parfaitement adapté. Privilégiez un buste bas pour favoriser la liberté de mouvement au niveau du buste.
  • Paraplégie haute : ici, optez pour une chaise roulante avec un dossier haut pour maintenir le buste. Et pour plus d’autonomie, choisissez un fauteuil actif. 
  • Hémiplégie : pour compenser la paralysie de certaines parties du corps, plusieurs types de fauteuils roulants sont envisageables. Parmi lesquels : propulsion manuelle ou podale, double main courante unilatérale, leviers pendulaires ou encore avec système ULM. 
  • Tétraplégie basse ou partielle : si la maladie le permet, un fauteuil roulant manuel pourra être utilisé. En revanche, si le handicap rend les mouvements difficiles, il faudra s’orienter vers un fauteuil roulant électrique. 
  • Tétraplégie : dans un tel cas, seul le fauteuil électrique est envisageable. Il faudra également prévoir plusieurs accessoires pour le maintien de la posture ou encore pour commander les déplacements. 

 

L’environnement

 

Le choix du fauteuil roulant et de ses caractéristiques dépend également de l’environnement dans lequel vous vivez : 

  • Largeur totale : il s’agit de la largeur des portes, des couloirs et de la disposition des pièces dans lesquelles vous avez l’habitude de vous déplacer. Si le lieu est trop étroit, il faut parfois prévoir une chaise de transfert, notamment si le fauteuil est trop large. 
  • Largeur d’assise : dans ce cas, il faut prendre en compte la largeur du bassin et y ajouter plus ou moins 2 centimètres. 
  • Empattement : il s’agit de la distance entre les roues avant et les roues arrière. Plus elle est élevée, plus l’équipement est stable. En revanche, la chaise roulante sera moins active et moins facile à manier. 
  • Roues : selon la taille des roues motrices, le fauteuil sera plus ou moins maniable. Ainsi, les petites roues favorisent la prise en main. En revanche, les grandes roues facilitent le franchissement d’obstacles, notamment si le sol est irrégulier. 

 

Style de vie 

 

Êtes-vous plutôt actif ou sédentaire ? Selon la réponse, il faudra choisir avec attention son dispositif médical. Par exemple, pour les personnes très actives, les fauteuils roulants manuels et amovibles sont à privilégier. De même, il est préférable de choisir une chaise roulante facile à charger dans une voiture. À ce titre, un châssis rigide facilite le chargement, à l’inverse d’un châssis pliant.

En revanche, si l’usage est occasionnel, un fauteuil roulant pliable et ultra-léger permettra de limiter l’encombrement. 

 

Et pour une personne plus sédentaire, c’est le confort en position assise qui prime. Pour cela, choisissez un dossier inclinable, avec des coussins rembourrés, sans oublier l’appui-tête et le repose-jambes. 

 

La morphologie 

 

Chaque fauteuil roulant est conçu en prenant en compte un poids utilisateur maximum. Cela permet de conserver la chaise roulante pour une plus longue durée, et surtout, d’optimiser son fonctionnement. 

Dans un tel cas, le médecin ou l’ergothérapeute vous aide à trouver le fauteuil adapté à votre morphologie afin de maximiser votre confort. 

 

Les accessoires 

 

Ces derniers sont particulièrement utiles si la personne à mobilité réduite doit se déplacer en fauteuil roulant pendant de nombreuses heures. 

Par exemple, acheter un coussin anti-escarre afin de répartir les différents points de pression et éviter toutes blessures. 

De même, les personnes peu autonomes peuvent ajouter plusieurs systèmes de sécurité, comme une ceinture, un repose-pieds ou des accoudoirs pour le maintien et le confort ou encore des commandes pour faciliter les déplacements. 

 

Le design 

 

Si vous souffrez d’une incapacité de longue durée, le fauteuil roulant vous accompagnera partout. Dans ce cas, il est également important que l’aspect esthétique corresponde à la personnalité de son usager. Ce détail peut sembler de moindre importance, mais pour les personnes en fauteuil roulant, il est capital. Il est ainsi possible de choisir une chaise roulante traditionnelle ou moderne, en fonction des couleurs ou encore des accessoires. 

 

Le prix d’un fauteuil roulant 

 

Le tarif de fauteuil roulant dépend évidemment de l’ensemble des critères susmentionnés (motorisé/manuel, taille, confort, accessoires, …). En raison de la complexité du choix, les prix varient entre 300 à plus de 10 000 €. 

Pour vous aider à avoir une idée, le prix moyen d’un fauteuil manuel se situe entre 1500 € et 2000 €, alors que pour les fauteuils roulants électriques, il faudra prévoir environ 7 500 €. 

 

Dans tous les cas, il est préférable de se renseigner sur les différentes offres et de comparer les fournisseurs. À travers plusieurs devis, vous pourrez ainsi trouver la chaise roulante au meilleur rapport qualité prix en fonction de vos besoins. 

 

Par ailleurs, comme tout matériel médical, il s’agit d’un investissement non négligeable. Pour cette raison, les fournisseurs proposent également la location de fauteuils roulants.

 

En plus du prix du fauteuil en lui-même, il faut également prévoir l’entretien. Par exemple, le changement des roues, des pièces électriques, du système de motorisation, de l’accoudoir, de la sellerie, etc. 

 

Le remboursement du fauteuil roulant par la sécurité sociale 

 

Entre les personnes handicapées, les hôpitaux et les convalescents, l’utilisation d’un fauteuil roulant concerne environ deux millions de Français. Dans ce contexte, la prise en charge par la Sécurité Sociale est primordiale. 

 

Les conditions du remboursement 

 

La Sécurité Sociale prend en charge une partie des frais liés à l’acquisition d’une chaise roulante. Néanmoins, pour que le fauteuil roulant soit remboursé, il faut remplir plusieurs conditions. 

 

La prescription médicale 

 

Comme pour tout remboursement de l’Assurance Maladie, la prescription médicale est absolument indispensable pour le fauteuil roulant. Cette prescription peut être établie par un médecin généraliste (souvent le médecin traitant) ou par un spécialiste. 

Plusieurs mentions doivent être stipulées pour le remboursement d’un fauteuil roulant : 

  • La location ou l’achat ; 
  • Les caractéristiques du fauteuil (manuel ou électrique, monte-marche, verticalisateurs, …) ; 
  • La durée d’utilisation (en semaine) ; 
  • Les accessoires (appui-tête, repose-pieds, support dorsal, …). 

 

À noter : en cas de renouvellement de fauteuil, une nouvelle prescription médicale doit être délivrée. 

Mais là encore, les hypothèses de renouvellement sont strictement définies : 

  • l’évolution de l’état de santé ou d’autonomie du patient nécessitant un nouveau fauteuil ; 
  • l’usure du matériel précédent ;
  • l’invalidité de la garantie des accessoires.

 

Entente préalable

 

Cette condition concerne uniquement certains modèles de chaise roulante, et plus précisément, les fauteuils verticalisateurs, électriques ou électriques monte-marche. 

Il s’agit d’une procédure spécifique visant à obtenir l’autorisation du service de contrôle médical de l’Assurance Maladie obligatoire. 

Dans ce cas, c’est au médecin prescripteur de faire la demande auprès de l’organisme. 

 

Pour approuver le remboursement, l’autorité de contrôle vérifie plusieurs points : 

 

Par ailleurs, au cours de cette procédure, le patient doit tester le fauteuil pendant au moins 48 heures. Cela permet de savoir si celui-ci est bien adapté au handicap. Cet essai est également obligatoire dans le cadre d’un renouvellement ou pour un changement de catégorie de fauteuil. 

 

Le montant de la prise en charge 

 

Les remboursements par la Sécurité Sociale dépendent en réalité de la catégorie de l’équipement : 

  • Fauteuil manuel : entre 396,60 et 962,20 €
  • Fauteuil électrique : entre 2702,81 et 3938,01 €
  • Fauteuil manuel avec verticalisateur : entre 1559,84 et 2425,05 €
  • Fauteuil électrique avec verticalisateur : 5187,48 €

 

Outre le fauteuil en lui-même, l’entretien de la chaise roulante est également pris en charge dans une certaine limite : 

  • Les roues : 74,82 €
  • Autres équipements non électriques : 1020,39 €
  • Composants électriques : 333,65 €

 

À noter : Les accessoires ne sont pas pris à charge par le régime obligatoire. À titre d’exemple, il en va ainsi pour la ceinture de sécurité, les protège-jambes ou encore la sacoche. Afin d’obtenir le remboursement des accessoires, la personne en fauteuil roulant n’aura d’autres choix que de recourir à une complémentaire santé. 

 

La prise en charge par la mutuelle santé

 

Pour limiter les dépenses de santé relatives à l’achat ou la location de matériel, il est primordial d’avoir une bonne mutuelle. 

En effet, pour obtenir un fauteuil roulant qui garantisse le confort médical, la mobilité et une certaine autonomie, il faut généralement prévoir plusieurs milliers d’euros. Or, les remboursements du régime général ne couvrent qu’une petite partie des frais. Votre complémentaire santé permet ainsi de prendre en charge le restant dû, ou du moins une majorité. 

Et si la vôtre ne vous permet pas d’obtenir un remboursement suffisant, pensez à changer de mutuelle. C’est sans frais et sans condition. À ce titre, Cocoon prend en charge les frais de fauteuil roulant. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à faire votre devis sur notre site ou nous contacter par téléphone.