L’examen IRM : fonctionnement, prix et remboursement.

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Publié le 03/04/2024
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L’IRM (ou imagerie par résonance magnétique) est l’examen d’imagerie le plus développé. Il permet d’obtenir des informations impossibles à détecter à travers les radiographies, échographies ou scanners. Dans cet article, vous en saurez plus sur cette technique de radiologie interventionnelle, aussi bien concernant la consultation pour une IRM, son prix ou encore sa prise en charge par la Sécurité sociale et votre complémentaire santé.

Qu’est-ce qu’une IRM ?

L’objectif de l’IRM

IRM est l’acronyme pour imagerie par résonance magnétique. Il s’agit d’un appareil utilisé par le corps médical usant un champ magnétique (autrement dit un aimant) ainsi que des ondes radio. Pour réaliser cette analyse, l’IRM n’émet aucune radiation ionisante (ou rayons-X), à l’inverse du scanner et de la radiographie.

Cette technique d’imagerie médicale a pour objectif d’obtenir une vision de l’ensemble des tissus du corps humain, qu’ils soient durs (comme les os) ou mous (comme le système nerveux, le cœur, les muscles, le cerveau, …). Et ce, à travers les nombreux atomes d’hydrogène contenus dans l’organisme. Cela permet ainsi de déceler d’éventuelles anomalies sur les organes ou parties concernées.

La technique utilisée

Du fait de la puissance du champ magnétique de l’IRM, les atomes s’orientent dans la même direction sur une courte période. On dit alors qu’ils sont mis en résonance.

Une fois que la stimulation produite par le champ magnétique s’interrompt, les différents atomes émettent un signal visant à restituer toute l’énergie accumulée au cours de la stimulation. Ce signal est alors enregistré et traité sous forme d’image en deux ou trois dimensions. C’est à cet instant que le radiologue analyse les images et donne son interprétation des résultats obtenus. Attention, l’analyse peut durer plusieurs heures à plusieurs jours.

Ensuite, les informations sont archivées afin de comparer les résultats d’un même patient d’une consultation à une autre, et donc d’appréhender l’évolution des lésions.

Les équipements indispensables

Pour réaliser cette opération, une salle d’IRM doit être bien équipée. À savoir :

  • Une machine : il s’agit d’un tunnel dans lequel le patient devra s’insérer. Cette machine contient un aimant pour provoquer la stimulation des atomes, ainsi que différentes antennes en fonction de la région du corps à analyser.
  • Les commandes : c’est ici que le personnel médical se trouve afin d’étudier les résultats de l’IRM. Pour limiter toute interférence, une vitre protectrice sépare le pupitre de la machine.

Comment se déroule la consultation IRM ?

La préparation

L’IRM est une intervention non invasive et indolore. Dans ce cadre, il n’y a pas de préparation nécessaire. Ainsi, le patient n’a pas besoin d’être à jeun lors de l’examen. Cependant, un produit de contraste peut être injecté pour améliorer la qualité des images. Ce produit à base de gadolinium est sans danger, mais peut provoquer des sensations désagréables après avoir été administré, comme de la chaleur ou des nausées pendant quelques minutes. Dans ce cas, la convention conseille d’être à jeun dans les heures précédant l’intervention.

Par ailleurs, le patient doit informer le médecin dans les cas suivants :

  • Claustrophobie : cela permettra au chirurgien de s’adapter à ce trouble en prescrivant des anxiolytiques.
  • Grossesse : il est préférable d’éviter les injections de produits de contraste (aussi bien lors des premiers mois de grossesse qu’en cas d’allaitement).
  • Système électronique ou corps métallique : si le patient porte un pacemaker, une prothèse ou un implant, l’examen médical sera alors impossible. En effet, les systèmes électroniques risqueraient de tomber en panne et les pièces métalliques de se déplacer.
  • Allergie à l’iode : dans ce cas, un traitement préventif doit être administré 48 ou 72 heures avant l’intervention.
  • Tatouage : la peau tatouée risque d’être brûlée du fait des ondes émises.

Outre ces indications, évitez de porter des couleurs sombres au centre d’examen le jour j, et n’appliquez pas de déodorant sur les zones à analyser.

Le déroulement d’un examen IRM

Avant l’examen, le médecin radiologue pose une série de questions au patient (état de santé, traitement actuel,…). Dès la fin de l’interrogatoire, le patient doit passer au vestiaire du centre d’examen pour se dévêtir. Selon les organes à analyser, les professionnels de santé indiquent au patient quels vêtements ôter. Dans tous les cas, il faut se délaisser de tous les corps métalliques (bijou, montre, téléphone portable, prothèses auditives,….).

Pour débuter l’intervention, le patient doit être couché sur une table d’examen. Une antenne se place ensuite au-dessus de l’organe à visualiser. Le patient glisse alors sous le tunnel (la machine d’IRM).

L’IRM dure souvent entre 20 à 30 minutes, période pendant laquelle le patient se doit d’être immobile pour obtenir une image de qualité. De même, il doit respirer calmement et se maintenir tranquille. C’est notamment pour cette raison que la claustrophobie est apaisée à l’aide d’anxiolytiques.

Il faut savoir que la machine est bruyante pendant tout le processus. Il peut donc être utile de porter des bouchons d’oreilles pour limiter ces nuisances sonores qui sont assez désagréables.

En cas de problème, une sonnette est à disposition afin d’appeler le personnel médical au cours de l’intervention. Sachez également que l’intérieur est éclairé et ventilé pour plus de confort.

L’IRM peut être réalisée au sein d’un cabinet de radiologie ou dans un centre de soins (hôpital ou clinique).

À noter : pour réaliser l’examen, le patient doit se munir des documents suivants :

  • Ordonnance pour l’injection de produits de contraste ;
  • Ordonnance de prescription d’IRM ;
  • Carte vitale ;
  • Carte de mutuelle complémentaire ;
  • Le compte rendu des examens précédents si besoin.

Après l’intervention, le radiologue pourra donner ses premières impressions, mais il faudra attendre le compte rendu définitif qui interviendra plus tard. Ce dernier est alors transmis au médecin traitant qui se charge d’expliquer à son patient les résultats.

Quels types de troubles ?

L’IRM permet de constater et d’analyser une grande variété d’organes :

  • Les intestins : on parle d’entéro-IRM. L’objectif des médecins radiologues est de détecter l’éventuelle présence d’une maladie de Crohn.
  • La prostate : ici, l’IRM est beaucoup plus sensible que les échographies pour déceler un cancer dans cette partie du corps.
  • Les articulations : il s’agit alors de repérer des lésions ligamentaires ou méniscales.
  • Le cerveau : l’IRM permet de déceler une grande quantité de maladies, comme des lésions infectieuses ou inflammatoires, des tumeurs, ou encore des anomalies au niveau des vaisseaux.
  • La région pelvienne : dans ce cadre, les radiologues peuvent identifier une endométriose ou kyste ovarien.
  • La colonne vertébrale : cela permettra alors de déceler une éventuelle hernie discale.
  • Les seins : sans remplacer la mammographie ou l’échographie mammaire pour le dépistage du cancer du sein, il s’agit avant tout de différencier les lésions selon qu’elles soient bénignes ou cancéreuses.

Et bien sûr, l’IRM est largement utilisée pour diagnostiquer les tumeurs. Outre le diagnostic, il s’agit également de surveiller leur évolution (soit pendant le traitement, soit a posteriori pour surveiller les éventuelles rechutes). Là encore, tous les organes peuvent être analysés à travers une IRM (foie, pancréas, cerveau, reins, …).

Attention, seuls les poumons ne peuvent être correctement analysés à travers une IRM.

Quel est le taux de remboursement de l’IRM par la Sécurité sociale ?

Du fait de la technologie et de la précision des résultats rendus possibles avec les IRM, leurs tarifs sont généralement beaucoup plus élevés que les radiologies, scanners ou échographies. Dans ce cadre, la Sécurité Sociale rembourse une partie des frais.

Par principe, le remboursement de la partie technique est prise en charge intégralement par l’Assurance Maladie. Cette prise en charge se décompose comme suit :

  • Forfait technique à taux plein : 244,68 €
  • Forfait technique à taux réduit : 85,68 €

A cette partie technique s’ajoute également le remboursement du prix des honoraires médicaux. En moyenne, le tarif pratiqué de l’honoraire médical est de 69 €. Dans un tel cas, le régime général effectue à remboursement à hauteur de 70 %.

Cependant, en fonction des organes à analyser, des dépassements d’honoraires et de la technique utilisée, le prix des IRM peut varier entre 300 à plus de 500 €. Dans un tel cas, il est évident que le remboursement de la Sécurité Sociale est insuffisant pour faire face à de telles dépenses de santé, il semble bien utile de bénéficier d’une assurance de mutuelle santé qui pourra palier le coût total de l’IRM.

Quelle prise en charge par la mutuelle ?

Pour obtenir un meilleur remboursement santé de vos frais d’IRM, orientez-vous vers une assurance santé complémentaire, certaines mutuelles effectuent de bien meilleures remboursements que d’autres.

Les honoraires des professionnels de santé peuvent représenter un coût élevé, pour votre sécurité financière, bénéficier d’une assurance santé de qualité est un vrai plus, notamment pour les examens de types radiographies, échographies, scanner, IRM(imagerie par résonance magnétique),…

Votre mutuelle vous rembourse-t-elle suffisamment pour obtenir des analyses pertinentes au vu de vos pathologies ? Si ce n’est pas le cas, les formules sa santé Cocoon prennent en charge les frais d’IRM. Il vous suffit alors de changer de mutuelle pour obtenir une meilleure prise en charge des remboursements pour tous actes de santé. C’est gratuit et sans engagement dès lors que vous avez souscrit avec votre mutuelle actuelle depuis plus d’un an.

Pour en savoir plus sur les tarifs de remboursement de l’assurance Cocoon, n’hésitez pas à faire un devis en ligne ou en nous contactant directement par téléphone.

Écrit par Lisa Nadji
Rédactrice en chef – Experte santé Profil Linkedin

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Vos questions, nos réponses

Une complémentaire santé, aussi appelée mutuelle, est un contrat d’assurance qui vous permet de compléter les remboursements de la Sécurité sociale pour vos frais de santé. Elle peut prendre en charge tout ou partie des dépenses non remboursées, comme les soins dentaires, optiques, l’hospitalisation, etc.

Non, la mutuelle santé n’est pas obligatoire pour tous. Cependant, elle est fortement recommandée car elle permet de vous protéger financièrement en cas de dépenses de santé importantes.

Le tiers-payant est un dispositif qui vous permet de ne pas avancer les frais de santé lors d’une consultation chez un professionnel de santé. C’est l’Assurance Maladie et/ou votre complémentaire santé qui se chargent de payer directement les frais au professionnel.

La satisfaction de nos clients, notre priorité !

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