CALCULER SON CONGÉ MATERNITÉ

 

La femme enceinte qui a effectué sa déclaration de grossesse auprès de sa CPAM et de son employeur peut bénéficier, sous conditions, d’un congé maternité rémunéré. Souvent source de questionnement pour la future maman, le calcul du congé maternité est en réalité très simple.

 

LA DURÉE LÉGALE DU CONGÉ MATERNITÉ

 

Parce qu’une grossesse est fatigante et que la santé de la maman et celle de son enfant doivent à tout prix être préservées, le congé maternité comprend deux périodes de repos encadrant l’accouchement : la période prénatale, avant la naissance et la période postnatale, après la naissance.

 

Le congé maternité est l’un des droits de la femme enceinte et sa durée est légalement encadrée. Elle varie selon le statut de la femme (salariée, travailleuse non salariée…) mais dans la grande majorité des cas, le temps de repos maternel est de 16 semaines consécutives : 6 avant la naissance et 10 après.

 

COMMENT CALCULER LES DATES DE SON CONGÉ MATERNITÉ ?

 

Le calcul du congé maternité dépend de deux paramètres : le nombre d’enfant attendu et le nombre d’enfant à charge. Si pour les deux premières grossesses simples, la période de repos est de 16 semaines, pour une troisième grossesse simple, elle est de 26 semaines. Pour une grossesse multiple, elle s’étend de 34 semaines pour des jumeaux à 46 semaines pour des triplés et plus.

 

Pour calculer ses dates de congé maternité, inutile de compter les semaines sur un calendrier. Mieux vaut pour cela s’aider des outils en ligne, qui font gagner en sérénité et s’épargner des questionnements superflus. Il suffit de renseigner la date présumée de son accouchement, le nombre d’enfant attendu et à charge et en un clic, les dates apparaissent.

 

À noter que certaines conventions collectives complètent les dispositions légales et prévoient l’allongement de la durée du congé maternité.

 

LES AMÉNAGEMENTS POSSIBLES

 

Si la durée du repos est encadrée par la réglementation, des aménagements sont toutefois possibles.

 

Pour les femmes dont la grossesse se déroule sans encombre et qui préfèrent économiser du temps pour en passer davantage avec bébé, reporter jusqu’à 3 semaines du congé prénatal vers le postnatal est autorisé. Il suffit pour cela d’envoyer l’accord de son médecin à sa caisse d’Assurance maladie.

 

Les femmes enceintes de leur 3e enfant ou de jumeaux (et plus) peuvent, quant à elles, anticiper le congé prénatal, de 2 semaines pour les premières et de 4 semaines pour les secondes. Évidemment, dans ce cas, le repos postnatal est réduit d’autant.

 

Enfin, il est également possible de renoncer à une partie de son congé, sans toutefois qu’il puisse être inférieur au seuil légal, sous peine de devoir renoncer à ses indemnités maternité.

LES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES DES INDÉPENDANTES

 

Si elle est à jour de ses cotisations et justifie de dix mois d’affiliation à la Sécurité sociale des indépendants, la travailleuse non salariée bénéficie de deux types de prestations :

  • l’indemnité journalière forfaitaire d’interruption d’activité, pour la chef d’entreprise, s’élevant à 54,43 € par jour ou l’indemnité de remplacement, pour la conjointe collaboratrice, s’élevant à 53,52 € par jour.

Le cadre légal protège donc la femme enceinte à l’occasion de l’arrivée de son enfant. Pour maximiser sa protection et se prémunir de dépenses de santé importantes, il est toutefois recommandé de faire le choix, en complément, d’une bonne mutuelle maternité.

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