Le fléau des cyber-attaques contre les hôpitaux

Si le développement des nouvelles technologies s’avère bénéfique pour les entreprises, les organisations et les citoyens de manière générale, il les expose aussi à de nouveaux risques : les cyberattaques. Et pour cause, depuis quelques années (et notamment depuis la pandémie du COVID), les ransomwares explosent. Ces attaques pirates touchent à la fois les grands groupes, les PME, les États, et même les hôpitaux. Et pour ces derniers, la situation est plus que problématique, puisque de telles attaques peuvent mettre en danger la vie des patients. 

Focus sur le fléau des cyber-attaques contre les hôpitaux. 

 

Une multiplication des cyberattaques contre les hôpitaux

 

Plus 300 %. C’est le taux d’augmentation des rançongiciels recensés en 2021. Ces attaques concernent tout le monde. Et notamment les hôpitaux. En effet, sur 2021, 730 incidents informatiques ont été recensés. 

 

Ces attaques pirates peuvent alors prendre différentes formes : un blocage du système informatique, une perte de données, une menace de divulgation des informations confidentielles, etc. Et pour régler la situation, une demande de rançon est souvent réclamée par les malfaiteurs. 

 

Mais pour les hôpitaux, qu’ils soient publics ou privés, de telles attaques peuvent avoir des conséquences désastreuses, à la fois d’un point de vue financier, mais aussi et surtout d’un point de vue vital. En effet, ces attaques mettent directement en danger la vie des patients. 

 

Des conséquences désastreuses

Que ce soit un blocage du système informatique ou une perte de données, les hôpitaux touchés par une cyberattaques sont privés d’accès aux dossiers de leurs patients. Sans compter que l’ensemble des appareils électroniques et informatiques peut aussi se retrouver hors d’état d’usage. Dans ce cadre, le personnel soignant se retrouve dans l’impossibilité d’effectuer correctement son travail. 

 

Et ici, les conséquences sont dramatiques : 

  • Un ralentissement de l’activité de l’hôpital : faute d’accès aux données et aux équipements électroniques, les médecins sont grandement limités dans les actions qu’ils peuvent entreprendre pour prendre soin de leurs patients. 
  • Un risque pour la vie des patients : si les attaques pirates n’entraînent pas directement la mort des patients, elles peuvent y contribuer. C’est d’ailleurs ce qui s’est déroulé en 2020 à l’hôpital de Düsseldorf. En effet, une patiente n’ayant pas été prise en charge à temps à cause du retard accumulé est malheureusement décédée. 
  • L’usurpation d’identité : les hôpitaux recensent les informations les plus personnelles (numéro de sécurité sociale, complémentaire santé, pathologie, …). Or, les hackers peuvent revendre ces identités à des personnes potentiellement intéressées. 

 

La nécessité de prendre des mesures 

 

Les attaques pirates ont lieu, car les hackers détectent des failles dans le système informatique. Ils en profitent alors pour s’immiscer à l’intérieur et bloquer les données des hôpitaux. 

Pour limiter ces attaques, il est donc primordial de renforcer le système de sécurité des hôpitaux.

Mais il faut aussi éduquer l’ensemble des collaborateurs travaillant au sein de l’hôpital à ce risque cyber. Enfin, pour limiter la perte de données, les établissements de soins doivent également réaliser plusieurs copies de leurs datas afin d’éviter d’être bloqués et de subir les conséquences désastreuses de ces attaques pirates.