Mars Bleu : le dépistage du cancer colorectal, un réflexe vital après 50 ans

Temps de lecture ≈ 7 minutes
Publié le 12/03/2026


Le mois de mars est placé sous le signe de Mars Bleu, la campagne annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal. Deuxième cancer le plus meurtrier en France, il peut pourtant être guéri dans 9 cas sur 10 s’il est détecté à temps. Après 50 ans, le dépistage est un réflexe vital : on vous explique pourquoi et comment le pratiquer.

Un cancer fréquent, mais détecté tôt il se guérit 9 fois sur 10

Le cancer colorectal (côlon ou rectum) touche chaque année environ 45 000 à 50 000 personnes en France. Il est responsable de 17 000 décès par an, ce qui en fait la 2ᵉ cause de décès par cancer dans notre pays (après le cancer du poumon). Ces chiffres font peur, mais un autre nombre doit retenir l’attention : 95 % des nouveaux cas de cancer colorectal surviennent chez des personnes de plus de 50 ans. C’est pour cela que le dépistage commence à cet âge.

L’enjeu est crucial car ce cancer évolue généralement lentement et sans symptômes au début. Il se développe souvent à partir de petits polypes bénins dans l’intestin qui, avec le temps, se transforment en tumeurs malignes. Bonne nouvelle : détecté à un stade précoce, ce cancer se guérit dans 9 cas sur 10. En effet, un polype détecté peut être enlevé avant qu’il ne dégénère, et une petite tumeur localisée peut être opérée avec d’excellents résultats. À l’inverse, lorsque le diagnostic est posé à un stade avancé (métastases…), les traitements sont lourds et les chances de guérison diminuent considérablement. D’où l’importance vitale du dépistage.

En quoi consiste le dépistage du cancer colorectal ?

Le dépistage recommandé est un test immunologique fécal, simple et rapide, à faire chez soi. Il détecte la présence de sang occulte dans les selles, un signe possible de polype ou de cancer. Voici comment ça se passe en pratique :

  • À partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans, vous êtes invité(e) tous les deux ans à réaliser ce test. L’Assurance Maladie envoie généralement un courrier d’invitation avec un code personnalisé. Vous pouvez obtenir le kit de test en ligne (sur monkit.depistage-colorectal.fr) ou directement chez votre médecin traitant, pharmacien ou dans un laboratoire participant.
  • Le kit comprend tout le nécessaire et les instructions. Il s’agit de prélever un petit échantillon de selles à l’aide d’un bâtonnet fourni, puis de le déposer dans un tube. Pas de panique : c’est hygiénique et indolore.
  • Vous envoyez le tube au laboratoire d’analyse (enveloppe préaffranchie fournie).
  • Sous 2 semaines, les résultats vous parviennent, ainsi qu’à votre médecin si vous l’avez autorisé.

Si le test est négatif (aucun sang détecté) : RAS ! Vous referez un test dans 2 ans. Si le test est positif : cela ne signifie pas que vous avez un cancer, mais qu’une exploration s’impose. Votre médecin vous orientera alors vers une coloscopie (examen visuel du côlon sous anesthésie légère) pour identifier l’origine du saignement : souvent un polype bénin qu’on enlèvera sur-le-champ, parfois une tumeur cancéreuse à confirmer et traiter. Là encore, garder en tête que détecter tôt = agir tôt = optimiser les chances de guérison.

Pourquoi est-ce si important après 50 ans ?

À partir de 50 ans, le risque de développer un cancer colorectal augmente significativement. Sans dépistage, beaucoup de personnes ne se rendent compte de rien jusqu’à l’apparition de symptômes (saignements, douleurs, troubles du transit…), qui traduisent souvent un stade déjà avancé du cancer. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui encore, près de 1 patient sur 2 est diagnostiqué à un stade tardif, avec un pronostic moins favorable.

Le dépistage systématique vise à renverser cette tendance. Pourtant, la participation reste insuffisante : seulement 33% des Français de 50-74 ans réalisent le test selon les dernières données disponibles, alors que l’objectif sanitaire serait d’atteindre au moins 50%. Les freins principaux ? La crainte du résultat, la gêne liée au test, ou la simple négligence/manque de temps… Il faut tordre le cou à ces idées reçues :

  • Le test est rapide et facile (moins de 5 minutes, vous pouvez le faire chez vous tranquillement).
  • C’est gratuit : pris en charge à 100%, sans avance de frais, que vous soyez au régime général ou à la MSA, etc.
  • C’est confidentiel : seuls vous et votre médecin (si vous le souhaitez) recevez le résultat.
  • C’est vital : dépister un éventuel problème avant l’apparition des symptômes fait souvent toute la différence dans l’issue de la maladie.

Et si vous avez des facteurs de risque particuliers ?

Certaines personnes doivent être particulièrement vigilantes, voire suivre un dépistage renforcé :

  • Antécédents familiaux : si un parent proche (père, mère, frère, sœur) a eu un cancer colorectal, notamment avant 65 ans, parlez-en à votre médecin. Il pourra vous proposer un suivi plus précoce (le dépistage peut débuter 5 à 10 ans avant l’âge où le cancer est apparu chez le parent).
  • Maladies prédisposantes : des pathologies comme la rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn, ou des syndromes héréditaires (polyposes familiales, syndrome de Lynch) impliquent un suivi spécifique, souvent par coloscopie régulière.
  • Mode de vie à risque : tabagisme intense, consommation excessive d’alcool, obésité, sédentarité et alimentation trop riche en viandes rouges/charcuteries sont associés à un risque accru de cancer colorectal. Une raison de plus pour adopter dès maintenant de bonnes habitudes de vie (alimentation riche en fibres, activité physique, poids équilibré, arrêt du tabac…) tout en respectant le dépistage.

Mars Bleu : mobilisons-nous !

Mars Bleu est là pour nous rappeler cette priorité de santé publique. Tout au long du mois, des actions de sensibilisation ont lieu : stands d’information dans les centres commerciaux et hôpitaux, campagnes d’affichage, interventions de gastroentérologues sur les médias… Cocoon s’associe à ce mouvement de prévention, convaincu que chaque dépistage peut sauver une vie.

Le message à retenir : si vous avez 50 ans ou plus, le test de dépistage du cancer colorectal est votre allié santé. Parlez-en dès aujourd’hui à votre médecin traitant ou à votre pharmacien, qui pourront vous remettre un kit ou vous guider dans la démarche. C’est un petit geste tous les deux ans, pour une grande tranquillité d’esprit. Ensemble, faisons mentir les statistiques en devançant ce cancer avant qu’il ne nous surprenne.

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Écrit par Lisa Nadji
Rédactrice en chef – Experte santé Profil Linkedin

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