Comment identifier une maladie pulmonaire chez le senior ?

Les maladies pulmonaires peuvent affecter tout le monde et présenter des causes diverses. Quelles maladies pulmonaires touchent toutefois le plus les seniors ? Qui consulter et quelles bonnes pratiques permettent de s’en prémunir ?

 

La maladie pulmonaire : définition

 

La maladie pulmonaire, comme son nom l’indique, touche une partie des poumons. L’affection peut concerner les tissus pulmonaires, la circulation du sang au sein des poumons ou la plèvre (fine couche de tissu qui recouvre les poumons). Les symptômes sont généralement de la toux, une insuffisance respiratoire ou des crachats, et peuvent gagner l’état général du patient (fièvre, fatigue, perte d’appétit, etc.). De sorte qu’une maladie pulmonaire a souvent un impact important sur la santé physique des seniors.

 

Les différentes maladies pulmonaires

 

Parmi les maladies pulmonaires qui ont tendance à toucher les seniors, citons :

  • l’asthme, inflammation chronique des voies respiratoires, se manifeste par une difficulté à respirer et une sensation d’oppression sur la poitrine. Si l’asthme reste bénin dans la plupart des cas, il peut devenir invalidant chez le senior. Il est plus fréquent chez les femmes de plus de 50 ans ;
  • la bronchite est une maladie pulmonaire courante qui touche exclusivement les bronches (virus, bactérie ou champignon). Comme toute forme d’infection des poumons, les seniors y sont particulièrement vulnérables ;
  • la pneumonie est une autre forme d’infection pulmonaire qui touche le parenchyme pulmonaire (les bronchioles et les alvéoles). Les pneumonies virales peuvent avoir des conséquences graves sur le système respiratoire des personnes âgées. Les plus dangereuses sont les pneumonies nosocomiales, contractées à l’hôpital, car résistantes aux antibiotiques ;
  • la grippe, maladie pulmonaire qui affecte les voies respiratoires supérieures et inférieures, est d’origine virale. Très contagieuse, elle peut évoluer en épidémie à l’intérieur des établissements qui regroupent des seniors. Ceux-ci y sont très sensibles : le taux d’infection grippale est de 6,17 % dans leur cas, contre 1 % pour le reste de la population. Au-delà de 65 ans, 1,8 % des hospitalisations sont dues à une grippe à risque ;
  • la tuberculose pulmonaire : une toux chronique, des crachats, de la fièvre, une fatigue importante, une perte d’appétit et de poids sont ses symptômes. Les seniors en souffrent souvent du fait d’une vaccination BCG ancienne ;
  • le cancer du poumon : 25 000 nouveaux cas sont révélés chaque année en France, et 27 000 décès enregistrés. Ce cancer, qui touche les bronches, continue de tuer beaucoup d’hommes et notamment chez les seniors. Il est dû essentiellement à la consommation de tabac.

 

Quels spécialistes consulter ?

 

En cas de maladie pulmonaire, on consulte généralement un pneumologue, spécialiste des affections des poumons et des bronches, voire un pneumo-allergologue dans le cas de l’asthme. Pour une maladie comme la grippe, un médecin généraliste peut toutefois suffire.

 

Les bonnes pratiques à adopter

 

Pour éviter toute maladie pulmonaire, il s’agit pour les seniors d’adopter ou de poursuivre certaines bonnes pratiques :

  • éviter de fumer et de respirer la fumée des autres ;
  • lutter contre les germes avec les bons gestes (se laver régulièrement les mains, se couvrir la bouche et le nez pendant les quintes de toux et les éternuements) ;
  • prêter attention à la qualité de l’air extérieur ;
  • s’alimenter correctement (la dénutrition des personnes âgées peut mener à une perte d’immunité et ouvrir la voie à une maladie pulmonaire).

 

Et bien sûr, pratiquer une activité physique ! Cela permet en outre d’éviter le diabète, le cholestérol, l’infection ostéo-articulaire, l’incontinence des seniors, les maladies du cœur, les maladies gastro-entérologiques, les maladies de la vision, les problèmes d’audition et différents types de cancers des seniors.