Comment mieux vivre son problème d’incontinence urinaire ?

L’infection urinaire est un trouble physique très répandu chez les seniors, dont la fréquence tend à augmenter avec l’âge. Il existe plusieurs types de traitements permettant de mieux vivre avec cette affection et d’en atténuer la gravité. Il est par ailleurs possible de prévenir son apparition en adoptant des gestes simples au quotidien pour diminuer les facteurs de risques.

 

incontinence urinaire

 

Qui est affecté par l’incontinence urinaire ?

 
Appelée aussi « fuite urinaire », l’incontinence urinaire est une perte incontrôlable et involontaire des urines qui existe sous différentes formes : l’incontinence causée par un effort physique (même minime) pas nécessairement précédé d’un besoin d’uriner, et l’incontinence due à une hyperactivité de la vessie toujours précédée d’un besoin irrépressible et impérieux.

 

Beaucoup plus fréquente qu’on ne l’imagine, l’incontinence urinaire affecte plusieurs millions de personnes en France. Elle touche des hommes et des femmes de tout âge. Cependant, sa fréquence augmente avec l’âge : les seniors sont les plus atteints. Ainsi, on estime qu’au moins 1 femme sur 3 de plus de 70 ans est concernée, de même que 8 % des hommes de plus de 65 ans. Des chiffres probablement sous-estimés, car les personnes qui sont confrontées à l’incontinence osent rarement en parler avec leur médecin traitant…

 

Les causes et les facteurs aggravants

 
L’incontinence urinaire liée à un effort physique affecte souvent les femmes ayant connu des accouchements difficiles ou des grossesses multiples, et celles qui ont subi une intervention chirurgicale du petit bassin ou une descente des organes pelviens (prolapsus génital). Chez les hommes, elle est parfois provoquée à la suite d’une chirurgie de la prostate.

 

L’incontinence urinaire causée par l’hyperactivité de la vessie est observée dans de multiples situations : un cancer de la vessie, une cystite aiguë, une pyélonéphrite aiguë, un cancer ou un adénome de la prostate, un rétrécissement de l’urètre. Elle est également présente chez les personnes souffrant d’une maladie neurologique (Alzheimer, Parkinson, Sclérose en plaques).

 

Des facteurs de risques peuvent en outre accroître le risque de développer une incontinence urinaire tels que le vieillissement, la ménopause, l’obésité, le tabac, l’alcool, l’absence de mobilité ou à l’inverse une activité physique intensive. La consommation excessive de caféine, de sédatifs et de médicaments diurétiques semble aussi jouer un rôle aggravant.

 

Quel traitement contre l’incontinence urinaire ?

 
Dès l’apparition des premières fuites urinaires, il est important d’en parler avec son médecin traitant, qui va tenter de déterminer la fréquence et les circonstances du déclenchement des symptômes pour affiner son diagnostic et le traitement approprié.

 

Il existe des traitements médicamenteux antispasmodiques contre l’incontinence urinaire causée par l’hyperactivité de la vessie, qui agissent sur le contrôle du tonus de la vessie. En revanche, pour l’incontinence d’effort, on propose plutôt un traitement comportemental qui est réalisé par un kinésithérapeute : la rééducation périnéo-sphinctérienne. Une technique qui vise à renforcer la tonicité de l’urètre, du périnée et du sphincter.

 

Lorsque les traitements classiques n’ont pas fonctionné, les patients peuvent opter pour un traitement chirurgical, après discussion avec un urologue ou un gynéco-obstétricien :

Pour une incontinence d’effort, l’opération consiste à positionner des bandelettes sous-urétrales ou des ballons ajustables pour supporter et comprimer l’urètre, voire dans les cas les plus graves à remplacer le sphincter naturel par un sphincter artificiel.
Pour une incontinence par hyperactivité de la vessie, l’intervention vise à injecter de la toxine botulique dans le muscle vésical ou à implanter un neuro-stimulateur des racines nerveuses.

 

Comme dans le cas de l’incontinence fécale des seniors, l’incontinence urinaire des seniors peut être prévenue en adoptant de bonnes habitudes à l’âge adulte : avoir un régime équilibré pour prévenir le surpoids, ménager sa vessie (ne pas se retenir trop longtemps ou se forcer d’uriner), ne pas porter de charges lourdes juste après un accouchement, etc.